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Silviane Le Menn
En langue bretonne "abadennoù" est le pluriel de "abadenn" qui signifie : affaire, partie (de jeu), séance, représentation (théâtrale), instant, moment.
 
Silviane Le Menn
Silviane Le Menn, webmaster
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Clara Blanc
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dossier euthanasie
Étymologie du mot "euthanasie"
 
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Coralie : images choc !

 
 
 
CLARA BLANC
demande un référendum national
 
 
 
Clara Blanc
Clara BLANC, atteinte d'une maladie génétique rare,
a adressé de Villeneuve-les-Maguelone dans l’Hérault,
un courrier à Nicolas SARKOZY et Roselyne BACHELOT
Ce courrier est une réflexion sur et un témoignage sur la réalité
des besoins d’une législation sur l’euthanasie.
 
Je suis atteinte d’une pathologie rare et dégénérative qui me paralyse petit à petit et d’ici peu me conduira dans un fauteuil roulant puis vers une dépendance totale, le tout dans des douleurs généralisées et intenses.

Elles sont actuellement tout juste gérées ce qui me permet notamment de sortir de mon lit le matin, de me déplacer et de faire les choses usuelles de la vie courante
J’ai eu connaissance de ma pathologie il y a environ cinq ans.

Les premiers signes ont été précoces mais ceci je n’ai pu le constater qu’une fois un diagnostic posé… (ce qui est un autre sujet tout aussi important que celui dont je souhaite vous entretenir !).
Face à cet avenir, beaucoup de tourment et de questionnement ont fait leur apparition.
Des questions de Vie, de Mort, de Sens, de rapport à l’Autre, de Philosophie et d’Ethique
J’ai pris le temps d’analyser tous ces bouleversements et de me forger mon opinion, qui s’avère
en fait être identique à celle que je soutenais lors de ma formation d’infirmière !

Je suis pour l’euthanasie (ou le suicide assisté)…car il y a selon moi (et je pense que beaucoup de personnes se trouvant dans un cas similaire) une étape où la vie n’est plus la Vie mais une agonie irréversible et que le maintient de cet état n’a aucun sens moral.

C’est une conception de la Dignité et du Droit de chaque être à disposer de sa vie et par la même de sa mort !

Suite à ces conclusions j’ai cherché une façon légale et sans souffrances (ajoutées) de « partir » dans cette dignité que je souhaite pour moi mais aussi pour mon entourage.
Il s’est avéré qu’en France rien n’est possible de façon officielle et légale… comme l’a montré la dernière affaire en date, cette femme à la face déformée et souffrant de mille tortures.

Nos politiciens ont opposé à sa demande de « mourir dans la dignité » des textes de loi qui prônent la vie à tout prix… en sous-entendant qu’elle n’avait pas eu recours à tout ce qui était déjà possible et imaginable pour son cas… mais il faut arrêter de croire que la médecine peut tout !

Comme elle l’a démontré, il y a des souffrances que l’on ne peut pas soulager à l’heure actuelle…
Et qu’est ce que ce texte de loi qui autorise l’arrêt de « l’acharnement thérapeutique » !
Cette personne n’était pas dépendante de machines maintenant artificiellement la vie !
Et même cette loi est un abus moral car ce qu’il se passe en réalité derrière cette façade n’est que purement économique ! Ne nous leurrons pas ! …
Le fonctionnement de ces machines à un prix !!!
Et les Hôpitaux, le Ministère de la Santé et le Gouvernement courent après les économies !

Il semblerait que notre culture judéo-chrétienne les empêche de valider l’idée d’une loi autorisant l’euthanasie… ils y opposent les risques de débordements d’une telle option !
Mais regardons alentours… beaucoup de pays l’autorisent et aucun abus n’y est recensé !
Cet argument n’a donc aucun fondement.
Bref, rien n’est envisagé en France pour ce type de demande…

Donc en ce qui me concerne, je me suis orientée vers la Suisse qui se trouve au plus prés de mon lieu d’habitation…

L’association « Dignitas, le droit à mourir dans la dignité » m’a envoyé toute la documentation concernant son activité. Dans leur courrier j’ai pu trouver des témoignages de personnes s’étant engagées dans cette démarche de « suicide assisté », des témoignages de proches ayant accompagné leur ami, leur femme, leur mari, leur parent, leur enfant dans ses dernières volontés. Tous parlent de soulagement avec certes beaucoup d’émotion, mais de soulagement malgré tout ! Dans ces documents se trouvaient aussi les démarches et le cadre dans lequel était effectuée cette euthanasie.

L’ensemble est d’une humanité et d’une délicatesse rassurante : accompagnement médical, prise en charge par un personnel avisé, cocktail létal approprié afin de « s’endormir » pour l’éternité et sans souffrance et un proche afin d’accompagner ce dernier moment et d’affirmer si besoin du choix de la personne concernée et du déroulement de l’opération.

Le préalable à toute cette finalité est jonchée d’étapes à suivre afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur l’ultime décision. Il faut justifier de sa pathologie ainsi que de sa démarche intellectuelle, philosophique et éthique.

Tout ceci a bien entendu un coût !
Et je n’en ai entendu parler à aucun moment sur les médias (radios, télévisions, presses écrites et net). Seul a été posé le problème légal et déontologique d’une telle démarche !

Or, pour parler de mon cas (et j’imagine là encore qu’un grand nombre de personnes se trouvent dans le même contexte!), je ne peux faire face à la somme requise pour ce choix légitime de mourir dans la dignité (à l’étranger !)… Le coût de la prise en charge totale, c’est à dire du transport aller jusqu’au rapatriement, s‘élève à 6.000 euros… Certes, je vous dirais que ça les vaut bien mais encore faut-il pouvoir les trouver !

Dans toute sa bonté, cette association a envisagé ce problème et permet de proposer une somme moindre pour les mêmes « soins »… mais même avec cela, lorsque l’on dispose, comme moi, que de l’A.A.H. (allocation adulte handicapé) comme seule source de revenu, soit 620 euros mensuels, on ne peut prétendre mettre de l’argent de côté !

Il y a parfois la famille qui peut aider mais encore faut-il pouvoir demander, ce qui me parait délicat pour des personnes ayant ce type de conception sur la dignité humaine… Et encore faut-il que la famille puisse assumer, au-delà du coté financier, cette démarche de fin de vie !!!

Ce courrier était surtout destiné à mettre en évidence cette problématique financière toute
aussi
importante que la dimension morale de cette démarche et de ce choix.

Je souhaite aussi préciser qu’une demande de référendum national me parait indispensable au vu de l’actualité récente.

Je suis une jeune trentenaire qui souhaite avoir la liberté de pouvoir évaluer
ses besoins et sa fin.
 
 
"Votre vie s'arrête là. Vous avez 25 ans. Vous n'aurez pas d'enfant. Vous n'avez pas d'avenir", c'est ce qu'un grand ponte de la rhumatologie a dit à Clara Blanc, à Lyon, en 2002.

Depuis une dizaine d'années, elle souffre de douleurs au cou, de tensions à l'épaule. Puis
une double sciatique, des luxations de hanche à répétition l'on conduit à un diagnostic sans équivoque : "Votre vie s'arrête là".
 

Une nouvelle affaire Sébire ? Une femme de 31 ans vivant dans l'Hérault, atteinte d'une maladie dégénérative, demande un référendum sur le suicide assisté et le droit à mourir dans la dignité et a lancé un appel en ce sens au président de la République.

Clara Blanc est atteinte du syndrome d'Ehlers Danlos, une maladie génétique rare qui atteint les tissus conjonctifs. Pour autant, assure-t-elle, elle n'est pas «suicidaire» et ne sait pas quand et comment elle voudra mourir si ce n'est que ce sera « le plus tard possible ».

La jeune femme a pris cependant position pour l'euthanasie dans un courrier adressé à Nicolas Sarkozy, mais aussi à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

« Il y a selon moi une étape où la vie n'est plus la vie mais une agonie irréversible (…) », écrit-elle.

En France toutefois, il est impossible de partir dans la dignité, « de façon officielle et légale », déplore-t-elle.

 
Aristide Briand - Séparation de l'Eglise et de l'Etat !!!
 
 
Étymologie du mot "euthanasie" : du grec, eu, bien, et thanatos, mort.

Euthanasie signifie « bonne mort » ou « belle mort ». Dans l'Antiquité, cet adjectif était utilisé pour qualifier une « mort réussie ». L’euthanasie consiste dans le fait de procurer une mort douce, sans souffrance, à des malades qui subissent d’atroces douleurs, atteints d'une maladie incurable ou qui sont en état d'agonie.

Selon le dictionnaire Larousse : Doctrine selon laquelle il est licite d’abréger la vie d’un malade incurable pour mettre fin à ses souffrances.

Le terme « euthanasie » a gardé une sinistre connotation à cause du prédateur fou Adolf Hitler
et des assassins nazis qui, pour camoufler leurs actes criminels et se justifier, parlaient de
« mesures euthanasiques » ! Ne mélangeons pas tout !

La plus large tolérance dans la plus stricte indépendance !
 
 
 
© Silviane Le Menn
 
 
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Dernière mise à jour lundi 04.09.2017 11:00
 
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