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Dossier euthanasie
 
Dossier euthanasie
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SOINS PALLIATIFS
 
 
 
Programme de développement
des soins palliatifs 2008 - 2012



Publié le 13-06-08 à 16:21
Extrait de l'introduction (programme complet en PDF)

Les soins palliatifs sont des soins actifs, délivrés par une équipe multidisciplinaire, dans une approche globale de la personne atteinte d'une maladie grave, évolutive ou terminale. Ils ont pour but de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’à la mort et doivent notamment permettre de soulager la douleur, apaiser la souffrance psychique, sauvegarder la dignité de la personne malade et soutenir son entourage.

Ce n’est qu’en 1986 que la première circulaire relative à l'organisation des soins et à l'accompagnement des malades en phase terminale voit le jour. Après que la loi hospitalière de 1991 les ait inscrits au rang des missions du service public hospitalier, l'impulsion la plus significative en faveur du développement des soins palliatifs est donnée par la loi du 9 juin 1999 qui garantit le droit à l’accès aux soins palliatifs, au sein des institutions sanitaires ou médico-sociales, comme à domicile.

Depuis cette date, plusieurs plans triennaux de développement des soins palliatifs ont été lancés (1999 – 2002 et 2002 – 2005) qui ont permis le développement d'une culture palliative notamment dans les lieux de soins. Des mesures relatives [...]

 
Human Rights Watch, New York, USA :
Les gouvernements doivent améliorer l’accès aux soins palliatifs

Laisser des millions de personnes souffrir inutilement alors que leur douleur peut être efficacement soulagée, c’est violer leur droit à la meilleure santé possible. Les décideurs politiques du monde entier peuvent et doivent résoudre ce problème. Diederik Lohman
 
 
 

En 1986, l'ADMD participait comme membre es-qualité, à la commission mise en place par le ministre de la Santé, Edmond Hervé, lequel rédigeait, le 26 août de la même année, une circulaire relative à l'organisation des soins et à la création en France des premières unités de soins palliatifs pour l'accompagnement des malades en phase terminale.

Depuis plus de vingt ans, la préoccupation de l'ADMD a été de voir s'améliorer les conditions de la prise en charge de la fin de vie en France, pays très retardataire en ce domaine. Elle est donc tout à fait favorable à l'action des soins palliatifs dont elle encourage la diffusion. Elle n'a d'ailleurs pas manqué d'approuver publiquement la loi de juillet 1999 relative à l'accès pour tous aux soins palliatifs. Ces derniers sont un immense progrès même si leur développement reste très insuffisant au regard des besoins de la population. A lire le rapport remis par Marie de Hennezel au ministre de la santé, le 16 octobre 2003, le constat concernant les moyens dévolus à la fin de vie est même particulièrement accablant.

Cependant, malgré tous les progrès de la science dans les thérapeutiques, tout le dévouement du personnel soignant, il existe toujours des douleurs que l'on ne peut apaiser, des dégradations physiques, des pertes de fonction, des souffrances existentielles, des angoisses qui rendent à certains leur fin de vie intolérable. Les partisans des soins palliatifs s'accordent d'ailleurs à reconnaître que, bien que minoritaires, il est des mourants qui ne désirent pas être accompagnés jusqu'au bout de leur chemin.

Ainsi, au nom de leur conception de la dignité et de la liberté, certaines personnes souhaitent-elles anticiper leur mort plutôt que de la voir prise en charge jusqu'à son échéance ultime par un service de soins palliatifs. En effet, ceux-ci ne sont pas l'unique réponse aux affres de la maladie incurable ou de la fin de vie.

A propos de la sédation terminale

De plus en plus pratiquée dans les unités de soins palliatifs, cette technique visant à « faire dormir » le malade au moyen d'un hypnotique jusqu'à son décès dit « naturel » n'est-elle pas, comme l'ont écrit plusieurs médecins belges, « un substitut médiocre et éthiquement très discutable à l'euthanasie » ?

« La mort survient après une période qui s'étend sur plusieurs heures, plusieurs jours ou même deux ou trois semaines, en fonction de l'état du patient au moment de la mise en sommeil, de l'arrêt ou non de l'hydratation et des complications éventuelles. Pendant toute cette période le malade est donc maintenu coupé du monde extérieur.

La cause de la mort est complexe : troubles métaboliques liés à la dénutrition, complications qui surviennent et ne sont pas traitées, évolution de la maladie, etc.

Contrairement à une euthanasie franche, assurée par des moyens qui provoquent une mort calme et rapide au moment choisi par le patient, le processus mortel de la « sédation » a une durée indéterminée. Pour beaucoup de familles, une telle épreuve peut être extrêmement traumatisante, d'autant plus qu'un doute persiste sur la suppression totale de la souffrance pendant tout le processus et que des complications spectaculaires sont possibles (délirium, hémorragies par exemple).

 
 
Il y a plus d’un siècle, l’Association des Dames du Calvaire, reconnue d’Utilité Publique, fonde la Maison Médicale Jeanne Garnier. L’Association fait siennes les orientations éthiques de l’Eglise catholique et s’inscrit dans le courant humaniste des soins palliatifs. A la demande de l’Archevêque de Paris, une communauté de religieuses Xavières vient habiter à la Maison Médicale pour succéder aux Dames du Calvaire devenues trop âgées.
Avec ses 80 lits d’hospitalisation, la Maison Médicale Jeanne Garnier à PARIS
est toujours le 1er établissement européen de Soins Palliatifs !
 
 
 
Étymologie du mot "euthanasie" : du grec, eu, bien, et thanatos, mort.

Euthanasie signifie « bonne mort » ou « belle mort ». Dans l'Antiquité, cet adjectif était utilisé pour qualifier une « mort réussie ». L’euthanasie consiste dans le fait de procurer une mort douce, sans souffrance, à des malades qui subissent d’atroces douleurs, atteints d'une maladie incurable ou qui sont en état d'agonie.

Selon le dictionnaire Larousse : Doctrine selon laquelle il est licite d’abréger la vie d’un malade incurable pour mettre fin à ses souffrances.

Le terme « euthanasie » a gardé une sinistre connotation à cause du prédateur fou Adolf Hitler
et des assassins nazis qui, pour camoufler leurs actes criminels et se justifier, parlaient de
« mesures euthanasiques » ! Ne mélangeons pas tout !

La plus large tolérance dans la plus stricte indépendance !
 
 
 
Amour et tolérance, une religion pour le IIIème millénaire (Yann Brekilien
Une religion pour le IIIème millénaire
Amour et tolérance
(Éditions du Rocher, 1998
- ISBN 2-268-028887
)

Yann Brekilien propose le message d’espoir d’une religion dynamique
et créative, celle du IIIème millénaire, qui reste à inventer.

Son projet est de considérer l'universalisme de chaque religion et de prendre
en compte avec respect la part de vérité qu'elles contiennent toutes.
 
 
 
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Dernière mise à jour lundi 05.01.2009 17:05
 
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